Rencontres de la Frugalité Heureuse à Loos-en-Gohelle

27 mai 2019

 

La première Rencontre de la frugalité heureuse et créative s’est déroulée à Lens et Loos-en-Gohelle vendredi 17 et samedi 18 mai derniers. Les 174 signataires du Manifeste qui ont fait le voyage pour se retrouver dans ce territoire en transition. Retour sur les débats d’une rare richesse qui se sont déroulés dans une ambiance joyeuse.

Le vendredi après-midi, trois visites permettent de découvrir les réalisations écoresponsables de Loos-en-Gohelle et de la base du 11/19, ancien carreau de mine transformé en site écologique à l’échelle du territoire Lens-Liévin. Nous nous retrouvons en soirée à la Maison Syndicale de Lens pour un chaleureux pique-nique des terroirs, et de multiples rencontres se nouent autour d’un délicieux buffet composé des spécialités régionales apportées par les participants.

Une frugalité éthique et offensive

Après l’accueil par Gilles Huchette, délégué général d’Euralens, et l’introduction par Philippe Madec, le samedi matin est réservé à l’approfondissement de la notion de frugalité. L’organisation de la matinée en séquences d’une demi-heure permet à chacun de débattre sur trois questions parmi les quinze thèmes déterminés collectivement par un vote « à la gommette ». En fin de matinée, les animateurs restituent en plénière en quelques minutes le travail de leur atelier.

Un premier constat est partagé : normes, labels et standards ayant été développés pour des produits industriels, l’architecture frugale se retrouve bien souvent hors-la-loi, et ses partisans sont obligés de faire des pas de côté ou de désobéir. Mais désobéir collectivement permet d’échapper à la désobéissance individuelle. Les membres de l’atelier consacré à la question « Faut-il encore construire ? » proposent par exemple un boycott collectif des projets prévus sur des terres agricoles.

D’autres questions sont débattues : low-tech ou high-tech ? Croissance ou décroissance ? Les participants refusent cette vision binaire « gentils contre méchants » pour s’attacher au sens et à la volonté d’être utile. Au-delà des difficultés et des freins réels, c’est un discours très positif de la frugalité qui ressort de ces ateliers.

Pour tous, la frugalité est intimement liée à un territoire. La question reste alors de trouver la manière de multiplier les expériences pour passer de la petite échelle, déjà illustrée par de nombreux exemples convaincants, à la grande échelle.

Après un déjeuner bio et local, qui offre l’opportunité de nouvelles rencontres, l’après-midi commence par l’annonce de la création de l’association « Frugalité heureuse », et par un appel à lui donner vie et à développer les activités du mouvement, en complément du travail des groupes régionaux. Les membres de l’association sont baptisés « glaneuses » et « glaneurs ».

Treize ateliers, dont les thèmes sont également déterminés de manière collective, permettent de réfléchir à l’avenir du mouvement et à des pistes d’actions.

Parmi les propositions concrètes :

• créer une plate-forme pour soutenir les actions de désobéissance collective et rendre le refus légitime ;

• organiser des groupes de travail avec des rencontres mensuelles ou bimensuelles au niveau local, bisannuelles au niveau régional, etc.;

• se constituer en groupe d’influence ;

• développer une base de données cartographiée des ressources, compétences et partenariats ;

• monter des expositions itinérantes, voire une caravane de la frugalité heureuse ;

• établir un baromètre de la frugalité ;

• repérer, dans les groupes régionaux, les signataires issus de la société civile ;

• réécrire le Manifeste en direction d’autres disciplines ;

• organiser des visites d’opérations exemplaires, à l’exemple de certains groupes régionaux ;

• préparer une base pour des conférences « Frugalité heureuse » ;

• publier des petites annonces sur les ressources disponibles localement (matériaux biosourcés, géosourcés et de réemploi, énergie, etc.) ;

• créer une « École des glaneurs » ;

• construire un village pilote proposant une alternative aux écoquartiers ;

• créer des agences d’école dans les ENSA ;

• ouvrir des stages ailleurs que dans des agences d’architecture.

L’engagement actif et bienveillant des participants dans les discussions des ateliers a favorisé des débats d’une rare richesse. Les idées et pistes d’actions qui ont émergé de cette journée intense et joyeuse nourriront les actes de cette première rencontre, qui seront bientôt publiés dans le Carnet de la frugalité #2.

BULLETIN D’ADHESION A L’ASSOCIATION FRUGALITE HEUREUSE

pour devenir des glaneuses et des glaneurs

 

Nom…………………………………………Prénom………………………………………

Adresse………………………………………………………………………………………

Code postal ………………. Ville…………………………………………………………………………………………

Courriel………………………………………………………………………………………

Profession ……………………………………………………………………………………

Agence/Société/Collectivité/Organisme…………………………………………

• Cotisation 50€

• Étudiant/Chômeur 15€

• Cotisation de soutien 150€

Bulletin à renvoyer, accompagné d’un chèque à l’ordre de l’association Frugalité Heureuse, à

Frugalité Heureuse, 9 rue Barbès, 93100 Montreuil

 

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